Le terme « taux d’usure » revient régulièrement dans l’actualité du crédit immobilier.
Mais que signifie-t-il réellement ?
Et surtout, peut-il empêcher l’obtention d’un financement ?
Le taux d’usure correspond au taux maximal légal applicable à certaines catégories de crédits.
Pour un emprunteur, comprendre ce mécanisme est important car le taux nominal proposé par la banque n’est pas le seul élément pris en compte.
Quel taux d’usure au troisième trimestre 2026 ?
Depuis le 1er juillet 2026, de nouveaux seuils s’appliquent.
Pour les prêts immobiliers à taux fixe accordés aux particuliers d’une durée initiale de 20 ans et plus, le seuil est de 5,29 % au troisième trimestre 2026.
Attention : cela ne signifie absolument pas que les banques proposent des crédits immobiliers à 5,29 %.
Il s’agit d’un plafond réglementaire lié au TAEG.
Pourquoi ne faut-il pas comparer directement 3,21 % et 5,29 % ?
Parce que ces deux chiffres ne mesurent pas la même chose.
Le taux de 3,21 % observé en mai 2026 par la Banque de France correspond au taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations, hors frais et assurance.
Le taux d’usure concerne quant à lui le coût global réglementaire du crédit exprimé via le TAEG.
Qu’est-ce que le TAEG ?
Le taux annuel effectif global permet de représenter le coût du crédit en intégrant les éléments devant réglementairement entrer dans son calcul.
Il ne faut donc pas se contenter de regarder le taux nominal annoncé.
Selon la situation, différents coûts associés au financement peuvent peser sur le TAEG.
Pourquoi l’assurance emprunteur peut-elle compter ?
Lorsque l’assurance constitue une condition d’obtention du crédit, son coût pris en compte selon les règles applicables peut contribuer au TAEG.
Cette problématique peut être particulièrement importante pour certains profils dont le coût d’assurance est plus élevé.
Étudier l’assurance et le financement ensemble peut alors avoir du sens.
Un crédit dépassant le taux d’usure peut-il être accordé ?
Un prêteur ne peut pas légalement accorder un crédit dont le taux effectif dépasse le seuil d’usure applicable.
Un dossier peut donc être solvable en termes de revenus tout en rencontrant une difficulté liée au coût global du financement.
Comment améliorer son dossier ?
Selon la situation, plusieurs paramètres peuvent être étudiés : conditions du financement, assurance emprunteur, durée, montant financé ou apport.
Cela ne signifie pas qu’il existe une solution pour chaque dossier.
Toute modification doit rester cohérente avec la situation financière de l’emprunteur.
Pourquoi se faire accompagner ?
Le taux d’usure illustre parfaitement pourquoi un financement immobilier ne doit pas être analysé uniquement à travers le taux nominal.
Courti-R peut étudier simultanément votre besoin de financement et votre assurance emprunteur, afin d’avoir une vision globale de votre projet.
FAQ – Taux d’usure
Quel est le taux d’usure en 2026 ?
Les seuils dépendent de la catégorie et de la durée du crédit. Pour certains prêts immobiliers à taux fixe de 20 ans et plus, il est fixé à 5,29 % au troisième trimestre 2026.
Le taux d’usure est-il le taux proposé par la banque ?
Non. Il s’agit d’un plafond légal, pas d’un taux commercial.
Qu’est-ce que le TAEG ?
Il s’agit d’un indicateur réglementaire destiné à représenter le coût global du crédit en intégrant les frais devant être pris en compte.
L’assurance emprunteur peut-elle influencer le TAEG ?
Oui, lorsqu’elle entre dans les coûts devant être intégrés selon les conditions réglementaires applicables.
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